Note concernant l’implication des assurances dans l’aide aux entreprises pour sortir de la crise sanitaire.

Par Laurent BENVENISTE | Membre Fondateur

La Baule  | Le 22 avril 2020

Nous avons besoin pour sortir de la crise sanitaire de pouvoir nous inscrire dans une perspective de rebond (le FMI estime la croissance à 5,8% en 2021 ce dont on parle peu) avec une population d’entrepreneurs conquérante.

Les perspectives sont de reconquérir des positions après la parenthèse de la crise sanitaire en particulier dans les domaines du tourisme, du luxe des services à la personne…

Nous avons aussi à nous préparer pour prendre place dans l’économie qui va émerger dans les domaines de la santé, de l’économie de la connaissance et des loisirs.

Il est essentiel pour cela de sauvegarder notre tissu d’entreprises viables en soutenant leurs dirigeants. Nos petites et moyennes entreprises sont plus nombreuses et moins créatrices d’emploi que dans le reste de l’Europe. Elles représentent néanmoins 2/3 de l’emploi privé, et plus encore dans la période à venir. Il est important de renforcer l’ensemble de ceux en capacité de créer de la valeur utile demain.

Cela passe par le rebond de nos entrepreneurs qui sont pour une part importante d’entre eux, dans l’anxiété, et, pour beaucoup, dans la détresse. Cela concerne des personnes qui étaient déjà en difficulté, mais pour beaucoup qui étaient en bonne situation et qui ont été affecté face à un évènement exogène par rapport auquel ils sont désemparés. D’autres qui restent sereins sont dans l’attente des aides financières qui leur seront octroyées et des modalités de déconfinement qui seront arrêtées avant de se positionner. La procrastination est ce qui caractérise le climat général.

  L’évaluation des pertes d’exploitation par les agents d’assurance qui sont « en situation » pour le faire est un préalable indispensable pour que les dirigeants se tournent vers l’avenir, établissent un plan. En effet les experts comptables sont assaillis de demandes de situations et d’attestations et les banquiers de demandes de prêts.

Les assureurs pourront ensuite contribuer aux pertes de manière soutenable (à partir de 10 à 15 % en Bavière), ce qui serait apporté à leur crédit. Les régions, l’Etat et l’Europe pourraient alors abonder. Les pertes d’exploitations cumulées sont estimées à 60 milliards : 15% des pertes cumulées représente moins des bénéfices annuels du secteur de l’assurance. Ce serait un geste exceptionnel pour le secteur, mais qui n’entamerait ni leur patrimoine ni ne pourrait être la cause de la fragilisation de leurs actifs sur lesquels repose notamment une partie importante de la dette de l’Etat.

Il y a derrière cette alternative, d’un côté, l’enjeu d’un rebond du tissu productif qui fait appel à la solidarité du consommateur en mettant l’entrepreneur et l’entreprise au cœur. Dans l’hypothèse du maintien du processus actuel, on va vers une multitude de parcours individuels qui ne passent pas par une étape de contractualisation (j’évalue mes pertes avec mon agent et je reçois des aides en conséquences) et donc par des avancées erratiques dans un maquis d’aides avec toutes les négociations afférentes. La désespérance risque alors de gagner encore du terrain.

L’enjeu est aussi celle de la résorption ou non d’une partie de la fracture qui s’est installée entre deux France et d’entamer ou non le chemin de la réconciliation avec le soutien aux TPME et à l’emploi.

Pour faire aboutir ce schéma ; il faut que l’Etat ne se satisfasse pas de la contrepartie proposée par les assurances de mettre plus d’un milliard dans des fonds santé. Les fonds français existants se repositionneront pour une part vers la santé et l’Europe met déjà den place des fonds « scaleup » impulsés par son économiste en chef, Rudy Aernoudt, qui favorisera le repositionnement des fonds actuels.

Il s’agit pour Bercy de faire valoir que, de la même manière que l’on avait besoin du personnel de santé pour soigner, on va avoir besoin des assureurs pour qu’ils assurent en faisant un geste à la fois citoyen mais qui du même coup prépare l’avenir de l’économie et donc le leur.

L’Assurance se mobilisant ainsi, en prenant le risque du contact direct pourra aussi en profiter en termes d’image vis-à-vis de ses clients, de ses agents et du public.

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